Préparons la Guerre Sociale

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Préparons la Guerre Sociale

Message  Vincent le Lun 13 Fév - 17:47



Le 12 Février 2012, peu avant minuit. Un peu moins de 300 individus viennent de salir leur honneur, et de précipiter la Grèce dans le chaos : le Parlement Grec adopte le plan d’austérité exigé par le FMI et l’Union Européenne, tandis qu’Athènes est devenue un champ de bataille où les forces de l’ordre affrontent les dizaines de milliers de grecs descendus dans les rues.

Diminution drastique du salaire minimum, suppression massive de postes de fonctionnaires, nouvelle vague de privatisation, la Grèce s’enfonce dans cette « rigueur » qui affame retraités et enfants, salariés et fonctionnaires.

Une rigueur imposée depuis des mois à la Grèce par le pouvoir bancaire apatride, dont est directement issu Loukás Papadímos, Premier Ministre Grec et ancien salarié de la Goldman Sachs, groupe financier à l’origine d’une grande part des crises spéculatives qui ont secoué l’Europe, et le monde, ces derniers mois.

Un peu plus de 40 ans après le coup d’État du 21 Avril 1967 – qui était déjà fomenté par l’impérialisme anglo-saxon et son bras armé de l’époque, la CIA – la Grèce, berceau de la démocratie, est de nouveau soumise à une véritable dictature qui a entrepris de s’accaparer systématiquement ses richesses au profit de l’oligarchie bancaire dont la BCE et le FMI sont les auxiliaires zélés.

Ce basculement autoritaire est sur le point de gagner le reste de l’Europe. La situation en Grèce préfigure les troubles qui frapperont prochainement notre pays.
Car bien loin de sa promesse de paix et de prospérité, l’Union Européenne s’avère être une véritable machine à broyer les Peuples et à sacrifier leurs patrimoines, au nom d’une Dette qu’elle les força à contracter auprès de créanciers privés, notamment par l’article 123 du Traité de Lisbonne (lui même issu de l’article 104 du Traité de Maastricht, et de la Loi Française du 3 Janvier 1973) qui interdit à tout état membre de l’Union Européenne de s’autofinancer (droit pourtant historique et régalien).

La France, comme la Grèce, est d’ores et déjà soumise à une « cure d’austérité » sans précédent et ce depuis des mois. En France, comme en Grèce, cette « cure » a ceci de particulier qu’elle aggrave le mal au lieu d’y remédier. En France, comme en Grèce, la classe politique dans sa totalité est inféodée aux technocrates européistes, et donc aux lobbies bancaires et financiers transnationaux, dont l’appétit insatiable n’a d’égal que le froid cynisme issu d’un système de valeurs judéo-protestant.

L’illusion démocratique promise par l’Union Européenne s’évapore avec les gaz lacrymogènes sur la Place Syntagma, laissant les regards humides et le goût amer de la souveraineté bafouée.

Dans sa fuite en avant, l’hydre du capitalisme bancaire et financier dévaste une Europe qui renoue désormais avec ses vieux démons totalitaires, préfigurant cette gouvernance globale qui tend à s’imposer au détriment de ce Droit des Hommes si fondamental qu’est la souveraineté.

Nous ne sommes pas contre le système. C’est le système qui est contre nous.

C’est une véritable guerre qui nous est menée, une guerre sociale à laquelle nous devons faire face.

Par la convergence de nos résistances et l’initiative de terrain, nous nous préparerons au choc dont l’imminence ne fait plus aucun doute. Notre réponse ne peut prendre la forme que d’une dissidence économique et politique organisée, coordonnée, et systématique.

Cette guerre sociale, nous l’anticipons, en lançant une guerre de légitimité sans précédent.

Les Grecs se battent, nous les soutenons. Et nous nous battrons, nous aussi.
Car, et je cite l’un des manifestants sur place : « nous préférons la révolte à la misère ».



Vincent Vauclin
Coordinateur National de la Dissidence

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"Le capitalisme aujourd'hui, c'est l'idéologie du chaos"

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Préparons la Guerre Sociale - Base Autonome Durable: Impossible BAD?

Message  Laurent le Mer 22 Fév - 21:28

SOURCE: http://stopbanque-badsolidaire.blogspot.com/

BAD: Passons la définition du concept de "Base Autonome Durable" qui est largement théorisée par Piero San Giorgio dans son livre "Survivre à l'effondrement économique". Concept de Base Autonome Durable qui avait été introduit et conceptualisé par Michel Drac dans son livre G5G.

Comment gagner en autonomie, en partant de zéro ou avec un budget limité?

La première marche de manœuvre relève de la volonté de survivre et le premier défi est de sortir intégralement ( ou presque ) du paradigme virtuel et moderne.

En effet, ceux sont arrivés à la conclusion que le concept de BAD est une solution viable par rapports à leurs constats de la réalité, comprendront rapidement deux choses essentielles, la première est l'importance d'un réseau et la seconde est le problème de la cohésion sociale aujourd'hui.

Pour se constituer un réseau, une fois le concept de BAD bien comprit, une première approche consiste à se rapprocher des associations et personnes qui diffusent ce concept, voir le développent, d'entrer en contact avec eux ( Piero San Giorgio et Piero.com, Michel Drac et scriptoblog, le magazine Rébellion, Égalité et Réconciliation, ... ).

Federer un petit groupe de proches, d'amis ou de camarades, à l'amitié et aux intèrêts bien sentis.

Peu importe que nous ne pensons pas avoir les moyens de réaliser une BAD idéale et complète dans un premier temps.

Coucher sur papier votre projet, par exemple, de "ferme pédagogique" sous forme d'un "business plan". Même si l'idée de BAD ne repose pas sur la fondation d'une entreprise économique censée faire des bénéfices au départ, nous parlons ici de capacité à s’organiser et à produire u travail ensemble, nous parlons aussi de personnes, qui partent de zéro ou presque, et n'ont d'autres choix, plus ou moins ou carrément, que de miser sur la solidarité et la "débrouille".

Dans ce contexte, nous allons rencontrer des concitoyens, des inconnus, qui pourront nous aider, partager, nous rediriger, éventuellement même nous former, mais qui ne seront pas exactement "politiquement" sur la même ligne que nous et qui ne comprendront pas le concept de BAD comme vous le comprenez aujourd'hui, voir ne le connaitront pas du tout, à qui nous devrons "prouver" notre sérieux, ce qui passe parfois par des démarches classiques pour aboutir à nos buts dissidents.

L'idée est de compenser la carence économique par des performances sur un plan "technique" et "pratique". La réalisation de ce plan est le point de départ de votre organisation. Cela dit, l'idée n'est pas de convaincre, ne perdez pas de temps avec des personnes qui n'ont pas plus du tout le même constat d’urgence que vous ou avec qui vous n'accrochez pas de prime abord. Il nous faut avancer dans la réalisation, le salon de thé: c'est fini!

Une fois votre dossier terminé et une annonce par rapport à celui-ci rédigée, ciblons un publique précis et prospectons intensivement. Les petites mairies, villages abandonnés, éco-villages en recherche d'habitants, des concitoyens sur une ligne BAD et surtout, les agriculteurs en difficultés.

Diffusons en masse notre annonce sur la toile. Mais la véritable prospection n'aura de sens qu'aux alentours de la région que vous avez ciblée, sous forme d'affichage à des endroits stratégiques: Librairies, panneaux d’affichage des carrefours et de la place du village, mairies, boulangeries, Églises, directement se rendre chez les agriculteurs, etc etc... Soyez prêt à recevoir les retours.

Sans attendre, nous devons mettre les mains dans la terre et nous former, si nous n'avons pas de terrain, soit quelqu'un du groupe en possède un, soit nous trouverons un voisin, un oncle, une connaissance qui possède du terrain, ne le travail pas et sera ravi de profiter de légumes frais dans un échange de bons procédés.

Seul l'exemple et l'expression dans le réelle de notre volonté d'approcher l’autonomie créera les conditions de notre réussite. Apprendre à récupérer et réhabiliter est essentiel également. Si nous sommes chômeurs, essayons de nous former d'avantage pour ceux qui travaillent et ont moins le temps.

Un détail, qui ne l'est pas, est que nous devons connaître l'histoire de l'endroit où nous verrions notre BAD se réaliser, dans un esprit de ré-enracinement, mais toujours de sérieux dans notre démarche, nous ne pouvons décemment pas nous installer sans être curieux des habitants et de la "nature" du lieu.

Avec nos faibles moyens et selon ce qui est de l'ordre du possible, essayons de faire quelques réserves et éventuellement d'acheter quelques outils et matériaux que nous ne pouvons pas récupérer facilement.

D'une manière générale, essayer de réaliser une BAD au travers d'un réseau et en partant de zéro est plus que sain, c'est même idéal. Un premier point de vue est que nous ne partons pas en vacances et que l'autonomie c'est avant tout cette faculté à survivre à des conditions exceptionnelles, sans aller au magasin à chaque fois que nous en aurions besoin, mais bien de trouver les moyens de faire plus ou moins tout soi même de A à Z, ce qui apparait impossible sans l'idée de réseau, de solidarité et de mise en commun de compétences.

Être millionnaire ne vous sert à rien dans un effondrement économique. Nous sommes donc avantagé. Les individualistes du survivalisme, c-à-d, les personnes qui ont les moyens financiers de monter une BAD "très" rapidement et "trop" facilement, en restant dans un mode de fonctionnement consumériste d'investir dans "sa-BAD-à-soi" ( ou autres concepts similaires: éco-villages, autogestion, bunker des stars... ) comme ils "achètent" un bien quelconque, mais sans réseau, sans cohésion sociale, sans difficultés réelles dans la réalisation même, sans "camarades", sans démarche politique, sans enracinement, ne survivront pas à effondrement économique systémique. En effet, sans rapports humains et liens avec d'autres BAD aux alentours, dans cette configuration de collapse globale, ils ne tiendront pas longtemps. Isolés, ils seront même plutôt des cibles pour les prédateurs.

Le "cerveau collectif" ou "cerveau globale" est une aventure, un risque à prendre.

En réalité, une BAD n'est inimaginable que si dans un premier temps, nous ne sortons pas du virtuel ou ne diminuons pas drastiquement notre "addiction", ce qui concerne beaucoup d'entre nous, que nous soyons dans le déni ou dans la remise en question. Aussi faible soit cette connexion, qu'elle soit positive, constructive, négative ou chronophage selon nous. Mais aussi si nous n'arrêtons pas le jeu de la démocratie d'opinion et de la démangeaison de donner son avis. Une BAD c'est une volonté de briser le virtuel. De refuser un maximum tous rapports humains virtuels banalisés, de favoriser le contacts réels ou à minima de vive voix ( skype, mumnle, msn, teamspeak, ... ) si c'est la seule possibilité dans un premier temps. C'est essentiel!

Une BAD vous attend forcément plus ou moins loin, ou près de chez vous. Les néo-villages que vont faire naître le concept de BAD sont simplement un certain retour en milieu rural avec la situation et les réalités d'aujourd'hui. Question de bon sens et de volonté de survivre.

Vous avez formé un petit groupe, produit un dossier et une annonce, vous avez prospecté et gérez déjà des retours, vous vous entrainez au potager et d'autres technique dans un jardin commun?

Vous avez déjà fait 50% du travail, ça ne vous a pas encore coûté un euro, en dehors des quelques semences que vous avez acheté et dont vous êtes censé récupérer les graines dés les premières récoltes, vous avez peut être déjà de nouveaux contacts, des plans, des rencontres intéressantes...

Vous n'avez pas encore de BAD, mais avec le peu d'argent que vous avez économisé, que vous avez peut être mit en commun et avec les différents outils, matériaux et matières premières que vous avez apprit à récupérer, concentrez-vous sur le stockage d'eau, de nourriture et de semences que vous vous partagerez.

Continuez à vous former, gagner en crédibilité pour l'extérieur et en cohésion pour l'intérieur du groupe.

Les bas prix que certains opérateurs en télécom pratiquent actuellement vous permettent de communiquer à bas coût, profitez-en!

Il est moins question d'argent que de remise en question et de ré-organisation de nos vies, vous l'aurez comprit.

Si la situation se dégrade d'avantage, nous parlons de survie, n'hésitez pas à repérer un endroit abandonné avec terrain et qui correspond à votre groupe, au plus près de chez vous, à vous renseigner sur son propriétaire et son avenir, à le retaper discrètement, l'isoler thermiquement et faire en sorte qu'on puisse s'y chauffer, vous y rendre selon l'ampleur des évènements...

Si quelqu'un dans le groupe possède une maison, où il est possible d'avoir un potager, de se chauffer, de stocker le minimum nécessaire en eau et en nourriture, qu'il réfléchisse, calcul combien de personnes il peut faire vivre sur cette surface et propose son bastion en Plan B, si rien d'autre n'a fonctionné ou si des évènements surviennent: il faut tout anticiper et travailler sur plusieurs plans...

On a pas de pétrole, mais on a des idées!

Survivons!

un camarade

Laurent

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